La douce chaumière du poète Du Fu à Chengdu

La douce chaumière du poète Du Fu à Chengdu


‘Un couple de loriots chante dans les saules verts
Une colonne d’aigrettes des neiges traverse le ciel bleu
Ma fenêtre contient des pics couverts de glace millénaire
Ma porte abrite des bateaux qui ont descendu dix mille kilomètres de rivières.’

Du Fu (710-770) est considéré comme l’un des plus grands poètes chinois. Fatigué de la cour, il démissionne de sa fonction et s’en va au Sichuan où il devient le secrétaire du gouverneur de la province. Cette vie plus calme transforme sa poésie qui se fait bucolique et prend pour thème la nature.


Il s’installe là-bas dans une simple chaumière à la sortie de la ville durant quinze ans. C’est durant cette période qu’il compose près de 240 poèmes sur les 1.400 que l’on a gardés de lui.

Les lieux symbolisent les heures les plus heureuses du poète durant laquelle il achète cette modeste maison qui donnera son nom à sa poésie de l’époque. Si vous êtes de passage à Chengdu, n’oubliez pas d’aller la visiter car les jardins sont bien différents des aménagements académiques et traditionnels qui ont pourtant fait la réputation des jardins chinois. Le végétal y pousse librement et entoure la chaumière dans un havre de paix qui refuse la dominance de l’architecture si présente dans le jardin chinois traditionnel.

Du Fu (710-770)

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