Eh ben, il y a de quoi être hébété par un Hebe

EH BEN, IL Y A DE QUOI ÊTRE HÉBÉTÉ PAR UN HEBE

Ah, ah , ah, le bon jeu de mot facile. C’est bête hein ?

Que voulez-vous, je suis de la génération Bob et Bobette ! Vous ne vous souvenez pas ? ‘Les Nerviens Nerveux’, ‘Le Tubercule Turbulent’, ‘Le Bombardon Bougon’,…. Cà vous façonne un gamin çà !

Bref, ce préambule aguichant pour vous parler de nos Hebe, en vous promettant que je ne reviens pas la semaine prochaine avec le ‘liseré du liseron’ et ‘compagnes pour campanules à la campagne’.

La plupart du temps, on considère à juste titre les Hebe comme de petits buissons à planter en conteneur et de courte durée de vie. Evidemment, avec un pedigree néo-zélandais, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Combien sont passés à la trappe en jurant qu’on ne nous y reprendrait plus. Toutefois, nous avons tenus bon et voici trois Hebe qui ont non seulement passés plusieurs hivers mais poussent allègrement de manière aussi inattendue que spectaculaire. Ce n’est sans doute pas une recette miracle mais force est de constater que certains d’entre eux sont plus résistants que d’autres. Prévoyez, et c’est un minimum, une situation abritée du vent et un sol hyper drainé.

Commençons par le plus girly des trois et… le plus séduisant.

Watson’s Pink monte à environ un mètre de haut assez rapidement. Cette plante est au jardin depuis trois ans. Acheté au Pays de Galle à 6 euros, notre réticence s’est évidemment vite envolée. Il vaut toujours mieux choisir des formes à petit feuillage, mieux résistants. Persistant bien sûr avec un nouveau feuillage bronze et une fleur rose qui s’éclaircit avec l’âge. Longue floraison très parfumée en été.

Watson’s Pink et ses multiples épis floraux
Cà c’est de la fleur. Tout le monde est content : à la fois bobonne sucrée par le rose, le collectionneur blasé et l’empêcheur de tourner en rond et son désormais classique ‘çà gèle et çà tiendra pas’.

Totalement incroyable, ce Hebe nain couvre le sol de manière spectaculaire. Nous l’avons reçu sans nom mais il est possible qu’il s’agisse d’une forme de Hebe pinguifolia. Très bas, il part à la conquête du sol de manière indéfinie et devient à la longue un tapis impénétrable à la très longue floraison estivale blanche et parfumée, très mellifère. Il faudra qu’on en fasse des boutures car de nombreux visiteurs nous le réclament.

Carpettes impénétrables et complémentaires :
Hebe et Cercis pourpre que l’on taille pour qu’il rampe au sol !

Enfin, que pensez-vous du Hebe parviflora ‘Angustifolia’. On l’avait repéré à la pépinière de Great Dixter. Lui, il pousse vite et haut. Environ deux mètres en tous sens avec une floraison blanche parfumée. Le feuillage est très beau, différent. Long et étroit sans être coriace comme c’est souvent le cas pour les autres espèces.

D’une grâce et d’une légèreté infinie, parfait à la mi-ombre.

Bien sûr, les hivers récents n’ont pas été très durs et il ne faut pas faire de plan sur la comète. Mais la plupart des sites anglais visités répètent fréquemment ces trois noms comme des valeurs sûres alors que d’autres n’ont pas survécu. A vous de voir. Pendant ce temps, nous en avons déjà profité trois ans pour ‘Watson’s Pink’ et cinq ans pour les deux autres !

6 commentaires

  1. Chaque année je me laisse séduire par les Hebes , je m’étais Juré de ne plus me laisser avoir et voilà que tu me réduis mes promesses à néant …
    Il faut dire que t’es 3 spécimens sont vraiment très beau ,le couvre sol est original et j’adore son coloris ,si tu fais des bébés j’espère être parmi les acquéreurs .
    A bientôt,bisous

  2. Hebe salicifolia que j’ai dans mon jardin ne dépasse pas 1m, en tout cas on est loin des deux mètres pour une plante de cinq ans.
    En 2012 j’ai perdu toutes mes Hebe sauf une : Hebe Blue cloud, qui a l’air plus rustique que les autres.

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