HOKKAIDO et ses jardins (3)

HOKKAIDO ET SES JARDINS (3)

Depuis qu’on a mangé cette glace à l’étang bleu je crois qu’on est devenu zinzin, ou alors Klein Klein ?


Il faut dire qu’on a aussi plongé dans l’étang. Heureusement, il n’y a pas de chlore au fond de la piscine. On peut boire la tasse tchin tchin, surtout que l’alu donne bonne mine. Avant de toucher le fond, on descend à reculons, sans trop savoir ce qui passait dans le fond. Reste plus qu’à trouver un petit pull tout déchiré aux coudes et l’affaire est dans le sac. Sauf qu’à Furano, on n’a pas trouvé de maroquinerie mais bien…. une fabrique de verre pas comme les autres qui utilise un procédé très particulier. Attention… c’est encore très japonais.

Le verre s’appelle Shibare, une expression locale qu’on peut traduire par ‘froid glacial’. L’intérieur du verre se métamorphose lentement et craque comme s’il avait passé plusieurs jours au congélateur.

Vous avez bien regardé la photo ? Au début (photo de gauche), le verre est totalement transparent. Avec le temps – et le processus s’étale sur trois ou quatre ans !- des craquelures apparaissent et se font de plus en plus nombreuses. Un son se produit à chaque métamorphose et apporte du bonheur à celui qui parvient à l’entendre (ça devrait le faire si vous passez plusieurs mois devant le verre sans bouger, possibilité de se relayer mais au risque de ne pas être l’heureux élu). Attention, rien à voir avec notre verre craquelé inventé il y a belle lurette à Murano et qui craque dans la masse. Ici, deux couches externes restent parfaitement lisses et hyper résistantes, ce qui fait toute la différence. Encore une fois, les Japonais s’inspirent et… améliorent !

Le verre est composé de trois couches. Celle du milieu est particulièrement extensible, coincée entre deux couches externes hautement résistantes. Le verre ne se ‘brise’ donc que de l’intérieur et résiste parfaitement aux hautes températures de boissons chaudes.

On croyait être arrivé au bout de nos surprises quand la vendeuse nous montre la dernière trouvaille ‘en édition limitée’. Un verre qui contient du neodyme. Mais oui, vous savez bien, ce métal qui fait partie des terres rares et que le verrier a ajouté à sa pâte pour provoquer un effet saisissant. A la lumière du jour, le verre apparaît rose pourpre mais quand vous l’éclairez à la lumière artificielle, il devient bleu ! Vous comprenez pourquoi on va chaque année au Japon ?

14 commentaires

  1. ‘Plongé dans l’étang”, avec ce bleu, c’était tentant…
    La semaine derniére, 3 jeunes ont plongé chez nous en “baignade interdite” et ont été gravement infectés (urines de rats, spécialement en eaux stagnantes)

  2. Encore une bonne raison pour succomber à la tentation gourmande: quand on voit le résultat après une glace bleue, je n’ose imaginer ce qui va arriver après avoir bu une boisson craquelée rose à l’extérieure, bleue à l’intérieur et qui se fissure dans l’estomac.
    Vous pensez qu’à la douane ils vont vous laisser passer,

  3. J’espère que vous allez retrouver votre couleur d’origine car ce bleu est certes très original mais plus question de passer inaperçu…..même dans un jardin fleuri……………

      • Alors, soyons ” Fleur bleue”……………………………. Apaisement et fraîcheur…. sérénité………….poésie…………..une invitation au voyage. ………….Alors pourquoi s’en priver……………………….

  4. Oh non mais c’est diiingue !!!
    Vous me mettrez de côté 3 verres qui cassent de l’intérieur et 3 verres rosis de plaisir avant de tourner Schtroumpf. Lol!
    Merci Messieurs ! 🙂
    J’imagine que ces merveilles coûtent une fortune ?

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