HOKKAIDO et ses jardins (10)

HOKKAIDO ET SES JARDINS (10)

Hier, buffet culinaire comme vous n’avez pas idée. Une orgie 5 étoiles (pourtant à l’hôtel !) où les pinces de crabes se comptent par centaines, les St Jacques cuisinées de multiples manières rivalisent avec les tartares de poissons rares. Tout cela à volonté dans une opulence décadente que les glaces au sésame et autres thé vert et noisette parviennent à peine à calmer. Tout cela dans un brouhaha de centaines de japonais venus faire ripaille du weekend dans un flot de va et vient que seul amazon.com pourrait rivaliser aux heures de pointe. On mange et on mange encore à la mesure du déplacement d’air provoqué par les allez et venues des yukatas (comprenez les kimonos de bain tolérés en soirée dîner après le bain rituel à 40°C). Je ne vous mets pas les photos car vous risquez de rappliquer demain soir aux fins fond d’Hokkaido.

Puis vient le pénible choix du lendemain. Pas vraiment envie de gonfler encore l’abdomen de choses certes impayables chez nous mais qui frisent le ridicule d’un ‘bis repetita placent parce qu’il faut bien et qu’on ne le revivra pas deux fois’. Nous étions passés la veille devant ce ‘café restaurant’ dans le même hôtel, complètement déserté et à la carte extérieure faite de fish & chips et autres steak haché. 

Attends, on ne va tout de même pas jouer les Boris Johnson en visite au pays des sushis ? Eh bien si, nous entrons. Sur la carte : le fameux fish and chips, des asperges, des pizzas maison,… Et …. ce fut la révélation. On a commandé le fish and chips qui s’est révélé être du saumon grillé avec pomme de terre en peau, les asperges en réalité des tempura à tremper dans de la sauce soja et des sashimis de poisson blanc d’une fraîcheur hallucinante. Tout cela, affalés dans des clubs chippendale, un vieux tube de Madonna dans les baffles et de la nourriture à aller chercher soi-même au bar quand sonne le bip. Et pour arroser tout çà, un blanc sud africain  (je parle de vin bien sûr) on ne peut mieux nommé ‘Magna Carta’ pour fêter dignement le 500ème anniversaire du tour du monde de Magellan.

Ce fut idyllique. Bien sûr le fish and chips londonien bien poisseux est une expérience et les sushis ultra frais du marché aux poissons de Tokyo font baver. Mais mêler le meilleur des deux cultures, même avec la mémé Madonna dans les oreilles… voilà ce qui rend le moment unique. Lost in translation. Vous ne savez plus très bien si vous êtes dans un bar new yorkais, un club 1900 à Shanghai ou avec Ma boma devant le Manneken Pis. Cà c’est quelque chose… La fusion du meilleur…

Et la cerise sur le gâteau ? Dans le fond du restaurant, un écran géant qui passe en revue les attractions de la région. Je vois tout à coup un animal de rêve que l’on nomme ‘ange de la mer’ (Clione limacina) qui ne vit que dans la mer d’Okhotsk. Franchement, tapez ce nom sur internet et allez voir. Un véritable ange qui vit dans les mers froides. Sauf que Guy me raconte tout fier qu’il connaît la bestiole. Dès qu’une proie passe à proximité, six tentacules sortent de sa tête et s’agrippent à l’infortunée pour la dévorer vivante. Je n’irai plus jamais à Lourdes, c’est dit !

Quelle formidable soirée !

Les tempuras d’asperge
Le fish and chips
Les sashimis
Le tout avec ‘Magna Carta’
L’ange…

9 commentaires

  1. Comment pas bis repetita placent? Et nous alors? Nous devrons y aller seuls? Donnez-nous au moins les adresses, on ne le dira à personne 🙂

  2. C’était quel tube de mémé Madonna ? Toute ma jeunesse !
    J’attrape mon peignoir, et j’arrive !
    Les Clione limacina ne mangent pas les grosses bêtes, si ?

    • J’avoue ne pas avoir trop fait attention ! Like a virgin peut-être ! Ça va très bien d’ailleurs avec les anges de la mer ! Nous n’en avons vu que de très petits mais qui sait ce qui se trouve profond dans le fond ?

  3. Merci pour les jolis plats qui nous passent sous le nez …Enfin on a la vue c’est déjà ça ……et pour la bébête on la trouve à Pairi Daiza?????????????

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