Les filles de l’ombre

LES FILLES DE L’OMBRE

Les filles de l’ombre… ou comment vous attirer avec un titre racoleur.

Vais-je vous parler d’un réseau de prostitution dévoilé récemment dans les médias-torchons ou de ces madames-pipi victimes d’une panne d’électricité à cause d’une fessure à Tihange, les obligeant à curer dans l’obscurité ?

Rien de tout çà, je reviens à l’assaut avec les plantes de sous-bois qui décidément ont mis le turbo malgré la récente dégringolade des températures.

Ah les trilliums… Mes préférés de l’ombre. Nous en avons plusieurs espèces et l’un d’eux a de quoi décoiffer ! Car c’est là le scoop du jour ! Que se passe-t-il après une dizaine d’années de culture quand plusieurs couleurs vivent côte à côte ? Réponse en dernière image… Mais d’abord, jouons au mélange. Un trillium pourpre…

Le nouveau parterre, autrefois plein soleil et aujourd’hui à l’ombre. On a tout enlevé car les floraisons devenaient médiocres et place maintenant à celles qui s’épanouissent à merveille dans cette situation. Trillium pourpre déplacé il y a un mois. Ce sont des durs à cuire les Trillium, pas de panique, ils supportent très bien la transplantation même en mars !

Des Trillium blancs…

Trillium grandiflorum
Hosta panaché avec Trillium blanc bien sûr.

Un trillium jaune…

Et c’est ici que la magie opère. Des abeilles passant par là ont butiné d’un jaune, vers un pourpre, un peu de blanc peut-être et…. LE MIRACLE : un Trillium qui n’existe que dans notre jardin : çà donne du rose légèrement saumoné (le parent jaune probablement). C’est pas chic cà !

Un chloropetalum sans nom avec dans le fond le Trillium lutea qui a certainement transmis quelques-uns de ses gènes au rejeton.

Merci aux abeilles qui se sont baladées d’une couleur à l’autre (pourpre, blanc, jaune mais dans quel ordre ?) pour donner cet impressionnant cultivar rose

16 commentaires

  1. Cette dernière photo est magnifique, et je suis très intéressé par une bouture ou un bébé de ce cultivar « amoeniensis », si un jour ils forniquent…
    Au plaisir de les découvrir bientôt chez vous !

  2. Très beau ce nouveau massif et les trilliums se plaisent énormément. Le dernier est woh mais pas dans mes modestes moyens !!!!!!!!!!!!

    • Oh si ! J’en vois à chaque fête des plantes au printemps. Thierry Delabroye avait il y a trois semaines un énorme pot de trillium pourpre en démonstration et des dizaines en petit pots. À Kalmthout ce weekend au moins trois trillium différents chez Van Poecke et autres…

  3. Magnifique le Bébé, Mère nature est géniale !!!! Crois-tu que les Trilliums pousseraient sous les bouleaux ? J’en doute, beaucoup trop sec ….

    • non çà n’ira pas. A moins d’avoir une poche de terre sans racine. Quand j’ai enlevé le pourpre du sol, la motte était bien verticale, pas vraiment étendue. Les bébés se ressèment dans les endroits les plus inattendus et malgré l’omniprésence des Smyrnium un peu partout (mais aussi à racine pivotante), ils ne se laissent pas faire.

  4. Puis-je l’avouer ici ? Je ne suis pas fan de cette plante, dont les grosses feuilles me rappelle une salade ou un plat à tarte qui auraient une plume sur la tête…
    Mais j’admets que votre rejeton, enfin celui des abeilles, a de bien jolies couleurs à la fois dans le plumeau, et une belle association rosé-abricoté dans les pétales qui complète admirablement ce feuillage panaché argenté.
    Allez, à 5000, je l’adopte ! Affaire conclue ?

  5. j’aime beaucoup la “fessure” de Tihange, dans la même phrase que le réseau de prostitution 😀

    sinon, il paraît que le saumoné est LA couleur de cette année pour les fleurs (dixit Pantone) : vos trilliums ont voulu se mettre à la page…

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